Visions de l'enfance - Hildegarde de Bingen

Brigitte Scohy
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Visions de l'enfance

Ste Hildegarde
Les hommes doivent se souvenir que,
créés par Dieu,
ils sont entièrement dans Sa Main.

Sainte Hildegarde qualifie la FOI en Dieu de :
« Quasi Medicina » (remède universel) !

Ste Hildegarde :
"J’ai entendu une voix venue du ciel me di­sant :
Quand vous êtes enfant, vous n’avez pas besoin d’apprendre le matériel,
mais le spirituel.
Le lait est fait pour le petit enfant,
puis vient le temps des nourritures sucrées et douces,
et seulement plus tard celui des nourritures solides."


La liberté pour tout enfant de Dieu

Dieu explique un jour à Ste Hildegarde :
J’avais en ma possession un champ verdoyant.
Est-ce que je te l’ai confié, ô homme, pour que tu y fasses pousser n’importe quel fruit de ton choix ?
Et, même si tu l’ensemences, est-ce que tu es capable de l’amener à produire du fruit ? Non.
Car ce n’est pas toi qui donnes la rosée, ni n'apportes l’humidité sur la viridité (= puissance de vie, pour Ste Hildegarde), ni ne produis la chaleur à partir de l’ardeur du soleil, toutes choses par lesquelles doit être produit un fruit convenable.
De même, tu peux semer la parole dans l’oreille de l’homme ;
mais dans son cœur, qui est mon champ,
tu n’es pas capable de déverser la rosée des remords,
ni la pluie des larmes,
ni la cha­leur de l’Esprit Saint,
dans lesquels doit germer tout fruit de sainteté.
Et comment les parents osent-ils toucher avec tant d’audace un être consa­cré et sanctifié pour moi par le baptême, au point de le livrer, sans son accord, aux liens étroits d’une ligature, pour qu’il sup­porte mon joug ?
Ce qui ne l’a rendu ni sec, ni verdoyant.
Si bien qu’il n’est pas mort au siècle, et qu’il n’a pas vécu pour le siècle !
Et pourquoi lui imposent-ils une contrainte qui ne vaut ni pour eux, ni pour lui ?
Les hommes n’ont pas à guetter un miracle de ma part pour l’encourager à demeurer dans la vie spirituelle : car je ne veux pas que ses parents commettent une faute dans leur offrande, en me l’offrant sans son accord.

Et si quelqu’un - un père ou une mère - a le désir d’offrir son en­fant à mon service, qu’il dise, avant de le présenter :
Je promets à Dieu de lui garder mon enfant jusqu’à son âge de raison, par une surveillance attentive, c'est-à-dire en le priant, en le sup­pliant, en l’encourageant à rester dévotement au service de Dieu. Et, s’il est d’accord avec moi, je l’offre de tout cœur au ser­vice de Dieu, et s’il ne me donne pas son accord, que je sois inno­cent devant les yeux de sa Majesté”.
Et, si les parents de l’enfant l’ont ainsi accompagné jusqu’à l’âge de raison, et si ce même enfant se détourne et ne veut pas leur donner son accord, que ceux-ci alors - puisqu’ils ont montré à son propos l’étendue de leur dévotion - ne l’offrent pas sans son accord et ne le contraignent pas à en venir à cette servitude qu’eux-mêmes ne veulent ni supporter, ni assumer. » (Scivias, p 262)
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